Par le Président du CERVIM, M. François Stevenin

91 travaux dont 39 interventions et 52 posters ;
la présence de chercheurs, de techniciens du secteur, de viticulteurs et de journalistes ;
une organisation compétente et impeccable ;
l’environnement unique et majestueux de la Ribeira Sacra : voilà les raisons du succès du 2ème Congrès International sur la Viticulture de Montagne organisé par le CERVIM et le Gouvernement de la Galice.
De plus, 4 groupes de travail dirigés par MM. Failla, Ambroise et Sorbini ont débattu les thèmes de la technologie de la production viticole et œnologique, de l’environnement, du territoire et du paysage, ainsi que des aspects sociaux et économiques et viennent de présenter leurs conclusions sous la magistrale coordination du prof. Bianchi de Aguiar, président du Comité Technico-Scientifique. Voilà les raisons qui nous font dire que nous sommes satisfaits.
En même temps, nous devons affirmer que s’il est vrai qu’avec la réforme de l’OCM, le travail et l’engagement du CERVIM pour la viticulture de montagne et en forte pente ont été reconnus, il n’en est pas moins vrai qu’on s’attendait à des résultats encore plus performants pour l’action que la viticulture de montagne a menée, et continue de mener, depuis 20 ans.
L’exclusion de l’arrachage pour la viticulture de montagne est bien sûr un fait important, mais une reconnaissance plus évidente de l’œuvre, du travail et de la civilisation de la viticulture héroïque, c’est-à-dire du rôle de la défense de l’environnement et de la promotion du paysage, s’avérait tout à fait légitime.
Bien sûr "l’enveloppe nationale" est le moment politique qui nous permettra d’affronter les problèmes de restructuration et encore de la reconnaissance de la viticulture de montagne et en forte pente.
C’est dans ce contexte aussi que nous devons jouer un rôle actif. Mais notre action doit être tous azimuts. Pour ce faire, il nous faut des énergies nouvelles et des ressources. Nous devons trouver des appuis à tous les niveaux politiques et institutionnels. Nous devons sensibiliser les Régions, les États et l’Union Européenne, sans oublier les organisations vitivinicoles internationales. Nous devons inviter les hommes politiques et les hauts fonctionnaires à visiter nos territoires et à comprendre sur le terrain ce qu’est la viticulture héroïque.
La communication s’avère donc fondamentale.
Le site internet, la revue internationale, le Concours International des Vins de Montagne sont autant d’instruments excellents pour communiquer, mais il faut faire davantage.
Les conclusions du Congrès seront portées à l’attention du Conseil d’administration du CERVIM qui vient d’être renouvelé et c’est bien là que seront adoptées les stratégies pour rendre encore plus forte et performante l’action pour la défense et la promotion de la viticulture de montagne et en forte pente.
Un grand merci enfin à la direction du CERVIM et à toutes les fonctionnaires, sans lesquelles ce Congrès n’aurait pas atteint ce succès.